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Par Marc Lalonde

Bienvenue à Can-Rock, où notre critique de musique, Marc Lalonde, offre ses commentaires à chaque mois sur les plus récents disques d'artistes franco-canadiens!

Les mois passés

Août 2003
Juillet 2003
Juin 2003
Mai 2003
Avril 2003
Mars 2003
Février 2003
Janvier 2003

Can-Rock 2002

Août 2003

La veille du lendemain
Bois-Joli

Voici un autre Bois-Joli qui ne déçoit pas. La veille du lendemain exprime bien le contenu de l’album, 12 pièces de party, de rhytme et de mélodies accrocheuses.

Bois-Joli commence avec une pièce latino qui donne vraiment le ton de l’album, Beau et chaud vous fera danser c’est sûr. Et comme si ce n’était pas assez, dans la deuxième pièce, c’est le violon de Jean Belliveau, qui nous invite à danser sur La cabane à fer à cheval. L’effort ultime se retrouve sur la troisième pièce avec un titre très accrocheur, si Wonbinshoubidou ne vous fait pas danser, rien ne vous fera bouger vos pieds.

Donc, vous pouvez enfin comprendre que La veille du lendemain de Bois-Joli, n’a qu’une utilité évidente, celle de vous faire passer du bon temps et La première fois est un bon p’tit bluegrass, qui va dans ce sens. Il y a quand même une belle valse sur ce disque signé Georges Belliveau. La star est une belle complainte d’un chanteur de bar en Acadie. On s’y laisse bercer au son de l’accordéon et du violon. Un autre bon succès de ce disque est J’ai fini d’jouer à ta game. Un bon funk qui vous fera swigner, c’est garanti. Et dans le même ordre d’idée, Les innocents du samedi soir est un p’tit country à la Bois-Joli qui vous fera le même effet.

Bref, voici un petit album de 12 chansons sans aucune prétention de la part de gars de Bois-Joli. Idéal pour ce qui reste de la saison des Bar-B-Q, des plages au soleil et des soirées de brume. La veille du lendemain est une autre preuve du talent de ce groupe acadien pour nous faire oublier les tracas de la vie quotidienne et surtout passer du bon temps en bonne compagnie. L’été est trop court selon vous? Eh bien dépêchez vous de vous procurer ce fameux disque au http://www.plages.net et bonne fin de saisons estivale.

Allez proclamer!
Diane Tarantino

Voici un album pop chrétien intéressant qui offre de belles trouvailles. Allez proclamer! de Diane Tarantino est un album de 12 chansons à caractère liturgique, et qui offre de belles mélodies de styles différents.

La pièce titre Allez proclamer! en est un bon petit air calypso. Elle poursuit avec un air jazzy pour la pièce Tous les jours. Il y a aussi Alleluia!, aux allures Gospel, que j’aime bien. Il y a deux pièces, qui m’ont surprise sur ce disque, Ma source est une belle ballade paino/voix toute en douceur et Marie-Madeleine est dans le même ordre d’idée avec une belle guitare en plus et c'est avec cette dernière que Diane Tarantino remporta Ontaio Pop en 1995, il y a plusieurs lunes de ça.

Diane Tarantino flirt encore avec le reggae sur la pièce Marchons main dans la main et c’est réussit. Elle reprend de plus sa chansons Amour sans frontières, qui est réenregistré, parue en 1996, sur la compilation de l'APCM, Pleine Lune. La surprise de l’album, est une adaptation du Notre Père sur un air gospel et je trouve ça intéressant.

Voici un album pour un public cible et qui met sa foi en Jésus Christ notre Seigneur. Loin d’être moralisateur, de dire même plus proclamateur, Allez Proclamez! de Diane Tarantino est un album aux mélodies légères et entraînantes. Venez découvrir cette belle voix au http://www.dtarantino.com ou encore le http://www.apcm.com.

Le cours des jours
Dumas

Je me dois de le dire en début de commentaire, Le cours des jours de Dumas est un des meilleurs disques que j’ai reçu depuis longtemps. Peut-être pas très radiophonique et facile, il est cependant très influencé par les couleurs de la deuxième British invasion des années 80.

La pièce titre, qui se trouve en fait la première chanson suivant l’intro de l’album Hélium, Le cours des jours nous démontre bien les nuances atmosphériques à la The Cure et Depeche Mode, que nous propose Dumas tout au long de ce merveilleux disque. Avec une belle plume personnelle, Dumas nous offre son interprétation de son quotidien sur une trame continue, qui nous fascine de chanson en chanson. Un bon exemple est Vénus, un succès à la The Cure et il poursuit sur une autre évasion à la Indochine, supportant un des plus beaux textes de l’album, J’erre vous captivera. Je peux dire la même chose de Je ne sais pas, qui est très accrocheur, grâce surtout à la belle voix de la violoniste Marie-Annick Lépine.

Dumas nous charme davantage, avec ce dont j’appelle un country électronique planant très accrocheur et time radio friendly. Seulement 3 minutes 23, c’est sûrement un des succès du disque. Ce morceau est suivi par une chanson de Jérôme Minière, qui à son tour n’est pas time radio friendly avec ses 9 minutes 32, mais on ne s’ennuie pas d’une seconde sur Le désir comme tel, qui est à la fois très plannant et très rythmé comme du bon Rita Mitsuko. Par la suite, Dumas enchaîne avec une autre pièce à la The Cure, Vol en éclats est un excellent choix pour le premier vidéoclip de son deuxième album, que l’on peut visionner dans la portion enhance CD de l’album.

Bref, je peux presque vous confirmer, que ce disque se retrouvera dans le top 5 de mes meilleurs disques masculins de 2003. Me rappelant mon époque collégiale des années 80, ce disque qui est une sorte de boucle atmosphérique avec la reprise de Helium sous le titre Outro et est un must pour les nostalgiques de la British invasion II avec les The Cure, Erasure, Depeche mode, etc. Découvrez un de mes meilleurs disques de 2003 au http://www.dkd.com/dumas.

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Juillet 2003

Univers Dissimulé
Konflit Dramatik

On dit que la sagesse vient avec l’âge et c’est tout à fait vrai pour ce qui est de Konflit Dramatik. Il nous offre enfin un deuxième disque Univers dissimulé. Dès ma première écoute ultra rapide, je pouvais entendre la maturité et la recherche musicale, que s’est imposés les membres de ce groupe originaire de Sudbury Ontario.

Dès la première pièce du disque, Tombe en morceaux, on a droit à une bonne idée de ce qui s’en vient. Les guitares de cette première chanson sont plus mélodiques que sur Hors d’oeuvres. De plus, les refrains ont aussi eu droit au fruit du travail vocal. Une autre belle surprise, est cette petite chanson à la sixties revisited. Mépris nous offre de bonnes passes de batteries, guitares et un piano discret, mais accrocheur.

Les autres succès de ce disque sont, Hole in you avec un son new brithish invasion du style Oasis, Radiohead. On peut aussi mentionner The cure, surtout avec la magnifique pièce No name 1. Konflit reprend trois chansons du premier disque et la plus réussite est Il faut. Réenregistrée, c’est évident, elle est plus puissante et les voix sont souvent doublées, ce qui donne une certaine profondeur sonore au produit final. Il y a aussi deux bonnes chansons à la Red Hot Chilli Peppers, soit Fais à la maison, francophone et très alternative l’autre est Your eyes du genre super ballade, c’est à s’y méprendre, mais c’est bel et bien écrit par Dayv Poulin le guitariste. Un chef d’oeuvre en soit termine l’album. Désordres est une belle tentative d’originalité et de recherche. Super longue pièce de 13 minutes 14, la longueur de la pièce s’évapore au son d’une musicalité progressive qui passe aisément de l’alternatif au classique, du planant au rock. Il faut la savourer au moins une fois.

Bref, Konflit Dramatik nous offre un deuxième album rempli de belles découvertes, sous l’oeil attentif de Stéphane Rancourt le co-réalisateur. Les jeunes membres de Konflit, Alain, Jason, Dayv, Chris et Josée, peuvent respirer tranquille, ils ont fait du bon travail. Voici une autre belle preuve de la vitalité de la musique franco-ontarienne, Univers dissimulé est un bon candidat pour l’album par excellence au prochain Gala des “ Trilles or “ franco-ontarien en 2005. À voir au http://www.konflitdramatik.com ou au http://www.apcm.ca.

Le pacte
Chasse Galerie

Voici un album qui risque de vous donner une surdose de plaisir. Le pacte de Chasse Galerie est justement le pacte de vous offrir de la bonne musique folklorique au goût du jour.

La première pièce Harvest storm, nous met tout de suite dans le mood du disque. En réalité ce disque qui s’écoute du début à la fin “Non stop”, se divise en deux. Il y a les chansons folkloriques et les musiques traditionnelles revampées.

Premièrement, les chansons folkloriques ne sont pas trop dépeintes. Que ce soit Les trois cavaliers avec la charmante voix de Geneviève Dufresne et une fin un peu funk, J’entends le coucou avec encore là une guitare funk en arrière plan, ou bien Le garçon marinier avec un beau mélange de flûte et guitare slide, on ne se tanne pas des écouter. Il y a aussi Le guérisseur de dents, un folklorique très rock ‘n’ roll qui écoule les 7 minutes 19 secondes en un rien de temps.

Parlant de durée, dans le deuxième chapitre du disque, les pièces instrumentales, il y a un petit bijou intéressant intitulé Les Rotatives. Encore là long, mais pas vraiment. C’est un genre de jam session de 8 minutes 44, qui pour les amateurs de métissage musical n’est sûrement pas assez long. On passe aisément du funk au traditionnel et plus que l’on écoute cette pièce, plus on a envie de voir Chasse Galerie sur scène. Il y a d’autres bonnes pièces instrumentales sur cet album, comme Djiguidou, qui est un intermède aux couleurs de l’Irlande, avec un beau duo de flûte et violon. Finalement un folklorique plus moderne un peu à la Swing, Miss Mary MacDonald est intéressant et à la fin du disque, on a droit à une version Remix par un maître en la matière, ex-membre de Swing DJ Pocket.

Malgré que ce disque soit sorti depuis presque un an, il n’est pas trop tard pour le découvrir. Tantôt, j’ai parlé de métissage musical, eh bien c’est une bonne image de ce produit de qualité. Je pense que la musique folklorique est une musique essentielle pour faire la fête. Grâce à des disques comme Le pacte de Chasse Galerie, la musique folklorique obtient un second souffle et c’est aussi une bonne preuve, qu’avec un peu d’imagination et d’originalité, tout genre de musique est bon à écouter. Découvrez la magie de Chasse Galerie en visitant le http://www.chasse-galerie.com.

L’autre monde
Les Batinses

Voici un autre disque de musique traditionnelle à la sauce du jour. L’autre monde des Batinses est tout un autre monde.

Aux allures Ska, Reggea, alternatif, il y a tout de même de belles trouvailles sur ce disque. Les pièces instrumentales entre autres nous offre de belles partitions, que l’on pense à La chèvre, ou bien Le coq, que j’aime bien avec sa saveur latino. Il y a aussi L’beu qui grâce à la flûte et la mandoline, on obtient une saveur médiévale.

Au niveau des chansons, on y retrouve, L’autre monde qui s’avère plus ska que traditionnelle, mais très intéressante grâce à la partition des cuivres. Une autre pièce très intéressante est 14:36. Avec un rythme Drum & Bass jazzy, la voix de la chanteuse Andrée Bilodeau vient tendrement charmer notre ouïe. Une autre bonne pièce nous offre un côté plus sobre avec une teinte un peu islamique. Le meunier et le forgeron en vaut l’écoute. Une petite, qui en vaut aussi l’écoute, est Oremus, pour la force des choeurs. Enfin, il y Anticosti, que j’aime bien, aux allures médiévales grâce à la mandoline et les violons.

Bref, un disque pour les initiés, ceux qui connaissent bien les couleurs musicales du groupe Les Batinses. L’autre monde nous demande une ouverture d’esprit et une oreille attentive aux amalgames pas toujours évidentes. Pour ceux qui recherche une musicalité originale, qui vogue aisément entre le traditionnel et le ska, je vous invite à découvrir Les Batinses au http://www.millepattes.com.

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Juin 2003

Exil
Châkidor

Voici le troisième disque du groupe Châkidor, qui est en fait le deuxième de matériel original. Il est, comme le disent bien André Varin et Valérie Pichon, la suite logique du premier éponyme.

Il commence avec une pièce instrumentale, qui nous donne une bonne idée du son et de la qualité du contenu. Septième ciel nous invite dès le départ à taper du pied. André Varin poursuit avec un petit bluegrass et un texte qui joue avec la ponctuation de la langue française et c’est très bien réussi.

Valérie Pichon a aussi son mot à dire, elle nous offre deux pièces à saveur classique. La première, Le choc des mondes, nous expose à un savoureux mélange de violons tantôt classiques, tantôt celtiques. La deuxième est un de leurs grands succès en spectacle, Les fantaisies Russe, nous offre le même délice sur disque qu’en show. Une troisième pièce est aussi à retenir, Je me souviens est une belle ballade aux percussions magnifiques et un violon qui nous chante la nostalgie des beaux jours, accompagnés par une belle guitare et un piano, tout ça en douceur.

Il y a deux pièces anglophones sur ce disque, un blues aux couleurs country, Cry love est très intéressant. L’album se termine par une belle ballade à la Eagles, My hometown nous berce au son du violon et d’une des plus belles voix du Québec. Parlant des Eagles, la pièce du disque selon moi est Le retour. Une belle ballade folk comme les Taquila sunrise et Lying eyes de Glen Fry avec un des beaux textes de l’album. Un autre excellent texte est la pièce titre du troisième effort de Châkidor. Exil est un texte sur ces gens qui n’ont plus de terre natale, merveilleusement déposé sur une belle musique folk.

Enfin, voici un autre album auto produit, par ce groupe de l’Outaouais qui ne cesse d’impressionner partout où il passe. Châkidor nous offre donc ici, un troisième disque à saveur folk, à laquelle on y rajoute une multitude de nuances qui finalement forge toute l’originalité du son de Châkidor. Je vous invite à vous procurer ce merveilleux disque en visitant le www.chakidor ou le www.apcm.ca.

Temps de nuit
Charlotte Hébert

Que j’aime faire de belles découvertes et vous les faire partager. En voici une qui est vraiment intemporelle. Temps de nuit de Charlotte Hébert, originaire du Manitoba, demeurant en Outaouais depuis plusieurs années.

Il s’agit en fait d’un album qui met en vedette l’un des plus vieux instruments du monde, Le piano. Dès la première pièce, c’est effectivement un départ vers 13 plages d’émotions et de mélancolie. Tantôt seule, tantôt accompagnée par un ou plusieurs musiciens. Charlotte Hébert nous offre Départ, la première pièce qu’elle fait en duo avec Yves Sergerie à l’harmonica. Charlotte Hébert nous berce de pièces en pièces comme par exemple en solo sur un beau morceau d’inspiration classique, Ballade en mi bémol mineur.

De ces 13 pièces, il y a justement un très beau duo avec Yves Sergerie sur une reprise plus mélancolique et triste de Ne me quitte pas du regretté Jacques Brel. On y retrouve aussi une belle pièce qui comme l’évènement, que mentionne le titre, Onze septembre, nous reste en suspend au son des voix de Marie-Claude McDonald et Gérald Paquin et du piano de Charlotte Hébert. C’est à croire que cette journée restera à jamais marquée dans l’histoire de l’humanité.

Du côté plus joyeux du disque, il y a plusieurs compositions qui sont interprétées en trio ou quatuor et qui me font souvent penser à du Lorraine Desmarais. Pour vous en nommer quelques titres, les pièces Ombres et Deux contre trois en sont de bons exemples. Charlotte Hébert termine son disque avec la pièce titre, Temps de nuit, qui me fait aussi penser à Lorraine Desmarais.

Donc, voici une belle découverte, qui nous aide à arrêter le temps. Temps de nuit de Charlotte Hébert un petit bijou précieux pour les amateurs d’un des plus anciens instruments de musique du monde. Bien joué, le piano demeure encore un outil de charme pour le coeur et les émotions. Laisser vous charmer par Charlotte Hébert et son piano en visitant le www.charlottehebert.com.

Western Romance
Yann Perreau

Yann Perreau ex-leader de Doc et les chirurgiens, nous propose son premier disque solo Western Romance. Différent de l’époque de Doc, il fleurte avec les atmosphères pop électro à la british.

La première pièce qui est le premier simple proposé, Fille d’automne en est un bon exemple. Planante, on y retrouve une guitare qui nous rappelle un peu l’univers d’un certain 007. La preuve qu’une recherche fut bien exécutée avant la mise en marché de ce produit, la pièce titre Wester romance, nous amène dans un autre univers plus langoureux et mystérieux

Ma dope à moi nous invite à danser sur un échantillonnage de Patsy Cline “Sweet dream of You” et c’est très bien réussit, car nos pieds ne peuvent y résister. Un des plus beaux textes de l’album se retrouve sur une belle ballade, Soul circus est remplis d’image et de métaphore. Dans le même ordre d’idées, Yann Perreau poursuit avec La planète est une ile. Plus planant que Soul circus, l’univers de cette dernière chanson, est supporté par une excellente trame de piano, qui nous captive dès les premières notes. Une autre pièce qui nous captive dès les premières notes est L’arbre dans la ville, un autre excellent texte. J’aimerais terminer ce commentaire, avec un petit mot sur deux autres bonnes pièces. La chair des animaux est un autre bon pop dansant et On m’a oublié, une belle reprise survoltée d’un des succès de Richard Desjardins.

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Mai 2003

Violina
Bobby Lalonde

Voici un album qui met en valeur le violon, par un maître en la matière, le franco-ontarien de réputation internationale, Bobby Lalonde. Il nous propose ici son dernier projet Violina.

Cet album, qui comprend 7 pièces originales, commence de belle façon avec Le reel de Fournier, qui nous met tout de suite dans l’atmosphère du disque. C’est suivi par Jig Medley, qui est constitué de Fred’s favotrite et Ma’s Jig. Le mood y est intéressant et les percussions viennent nous dessiner une couleur écossaise.

Parlant de couleur, la pièce titre Violina emprunte celle de la musique gitane. Ce que l’auteur appelle lui-même Mexican Waltz clog, est une pièce avec de belles percussions et une guitare, qui accompagne un violon exotique et enivrant, nous invitant à la danse. Bobby Lalonde poursuit un peu plus loin avec Jazz Medley, deux petites pièces que l’on reconnaît avec plaisir, Sweet Georgia Brown et Dragging the bow.

La pièce qui m’a jeté par terre et ma séduite est Mooring’s Farewell. Une belle valse en hommage à un grand ami parti pour un monde meilleur, Feu Johnny Mooring qui fut une inspiration pour Bobby Lalonde. Dans cette pièce remplie de douceur, on s’y laisse bercer par un violon et une guitare remplie d’émotions et de nostalgie. Bobby termine ce merveilleux disque de violon en solo, avec une belle version d’un classique irlandais, Danny Boy.

Bobby Lalonde dédie ce disque à ses parents et tous ceux qui considèrent la musique d’un violon presqu’aussi enrichissante que les préludes amoureux et les bonnes bouffes. Quand on parle bouffe, on parle de saveur et Violina , le dernier projet de Bobby Lalonde, en est un bouquet. Des reels traditionnels aux valses merveilleuses, en passant par un peu de world music, Bobby réussira à vous charmer, j’en suis sûr. Voici quelques adresses pour vous procurer ce merveilleux disque instrumental, www.apcm.ca et www.bobbylalonde.com.

Les lendemains
Aziz

Que ça fait du bien de parler d’un album qui nous surprend et qui nous fait du bien. Eh bien, Les lendemains d’Aziz en est le cas. Un album de musique intemporelle qui s’écoute du début à la fin en un rien de temps.

La majorité des musiques me rappelle à la fois les Pierre Létourneau des années 70’ que les Jean Leloup sociaux des années 90’. Le tout débute avec Requiem une belle musique nostalgique qui nous captive dès le départ. Les plages se suivent et l’on y perd la notion du temps sur de belles musiques pop tantôt planantes tantôt entraînantes.

Il y a quelques belles trouvailles sur ce disque, comme Tu m’appelles un des beaux textes de l’album sur une guitare folk planante. Un autre beau texte se retrouve sur Le bonheur, une sorte de petite samba qui nous donne la recette de ce dernier. Je tiens à mentionner peut-être le plus bel essai littéraire du disque, Pas de détour une belle chanson qui fait appelle à la simplicité et la vérité sur une belle trame de piano et de guitare. Aziz termine son disque sur un folk intéressant qui nous parle du bon vieux temps et qui nous possède dès les premières notes.

Peut-être un autre disque qui ne brûlera pas nécessairement les palmarès des radios comerciales, mais qui par la force de ses musiques et la beauté de ses textes, en est une démarche artistique intéressante. Comme je le dis au début, Aziz auteur-compositeur-interprète d’origine libanaise, nous offre ici un beau disque de musique quasi intemporelle et qui par la force des choses devient une découverte intéressante. Decouvrez-le en commandant ce bon produit au www.archambault.ca.

La vie comme ça
Swing

Enfin le voici le nouveau Swing, La vie comme ça. Paresseux et non -steppeux s’abstenir! Entre d’autres mots et en bon québécois, les gars de Swing niaisent pas avec la poque pour nous faire danser. Le deuxième album de ce duo de techno-trad commence avec la pièce titre, la vie comme ça, une tonne de dynamite instantanée. Swing on fait appelle à Antoine Sicotte du groupe Sky pour peaufiner leur style unique. Tourne (la tourniquette) en est un bon exemple, du bon techo-trad avec de bonnes mélodies. Édith aborde aussi dans le même sens. Ils ont aussi fait appelle à Benoît Babin un autre réalisateur maître du techno. Résulta la bombe de l’album, Au nom du père et du fils et du set carré saura faire danser les plus résistants d’entre vous. Cherchant à toucher un marché un peu plus pop, Michel Bénac de Swing a coécrit la super ballade Je savoure ton amour, avec Éric Dubeau. Ce succès à la NSYNC saura captiver la gent féminine, autant au niveau de la musique que du texte. Swing poursuit avec un texte humoristique cosigné Nicolas Doyon de Deux Saisons, La meilleure chose à faire est un autre succès garanti, avec un refrain à la NSYNC encore une fois. Finalement fidèle à lui-même, Swing nous offre une reprise très personnelle du traditionnel Ziguedon avec les couplets à la mustafa et le refrain à la Swing. Et puis il y a aussi Une grande veillée, une bonne toune à la Swing, tassez la table du salon et swignez votre compagnie! Bref, avec un changement de garde qui amène une fraîcheur au sein du groupe, Michel Bénac et Jean-Philippe Goulet nous offrent un deuxième album de techno-trad encore plus puissant que le premier. Avec l’aide de quelques amis et des réalisateurs qui sont passés maître au niveau de la musique Techno et Pop, Swing nous offre une autre bombe, qui prépare sûrement une grosse tempête en tournée. À tous les swigneux modernes, l’invitation est lancée à visiter le www.legroupeswing.com et vous procurer cet excellent disque de techno-trad au www.apcm.ca.

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Avril 2003

Éponyme
Aymar

Voici finalement le premier album solo d’un des ex-membres le plus actif de CANO. L’album éponyme d’Aymar est en quelque sorte un carnet de route de cet auteur-compositeur natif de Baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse qui a marqué la culture franco-ontarienne, tant au niveau de la chanson que la musique pour le théâtre et le cinéma.

Aymar est un album qui s’écoute du début à la fin. Il y a quelques petites pièces très courtes, qui servent un peu d’intermèdes musicaux entre les chansons, qui exploitent et dessinent bien le côté vagabond et explorateur de l’auteur.

Du côté chansons, il y a la deuxième pièce, De l’Acadie à la Louisiane, qui sera sûrement un succès garanti. Avec ces programmations intéressantes et ces effets sonores, c’est un funk à la Daniel Lanoie, qui vous accrochera à coup sûr. Les deux prochains extraits que j’aimerais vous mentionner, L’océan dans nos yeux et Tu me mangue font dans le soul moderne à la Sting. Au son du piano et des choeurs, on se laisse aller dans le vide en se faisant bercer par ces deux belles mélodies. Pour ce qui est de Tu me manque, le dialogue des deux voix est intéressant.

J’aimerais poursuive avec Glacial. C’est très bien réussi avec une musique intense et mystérieuse pour un beau texte rempli de lourdeurs émotionnelles de la plume de Guy Lizotte. Il y a aussi une autre pièce intéressante dans un style différent. Un funk moderne au refrain accrocheur, Dans un café américain in Paris vous captivera et vous fera danser. La rue College est aussi dans le même ordre d’idée. Pour terminer, une chanson anglophone qui m’a captivé, Tell me est un blues langoureux aux chaleurs du Mid-West américain, un autre texte intense.

Voici un album attendu depuis longtemps, qui plaît à l’auteur avant tout. Le premier disque éponyme de Aymar est un carnet de voyage, un carnet de vie rempli d’émotion et d’espace. C’est le genre d’album qu’il faut écouter en ne faisant rien d’autre que de se laisser aller à l’aventure. Prêt pour le voyage, ce produit est disponible au www.apcm.ca.

Café noir
Corinne Zarzour

Pour ceux que recherchent les chanteuses à voix, j’ai quelque chose de bien pour vous. Avec une voix à la Guesh Patti, Corinne Zarzour nous propose ici son premier disque solo, avec un titre que j’aime bien Café Noir.

Le tout débute avec un bon p’tit blues, Jack de Miel nous promet à de bien belles choses. Ça se concrétise avec un bon pop au titre de Stratosphère qui nous accroche à coup sûr. Corinne Zarzour continue de nous séduire avec une belle ballade, La nuit tombe est un des beaux textes de ce disque qu’elle a commis avec son “partner in crime” Charles Lanteigne.

Parlant de ballade, il faut aussi mentionner La Rose, une autre belle ballade au texte magnifique sur une trame de piano, qui prédomine bien la merveilleuse mélodie de ce succès garanti. Il y a aussi Aime-moi qui est dans le même ordre d’idée, beau texte sur belle mélodie.

Café noir n’est pas nécessairement un album de ballade. La pièce titre en fait foi, Café noir est un bon crescendo blues rock qui déplace de l’air. En parlant d’air, il y a une version sur le 220V. de Lindberg de Claude Péloquin et Robert Charlebois avec comme chœur, la voix de la charmante France D’Amour, c’est réussi. Deux derniers extraits à retenir, Sonnets de larmes, petit jazz sur la perte d’un être cher… quel beau texte. Finalement kai pono, petite chanson en grec qui nous charme à coup sûr.

Bref, après Three Times a Lady, Notre-Dame de Paris ainsi que Roméo & Juliette, voici le premier disque d’une chanteuse avec une voix particulière. Café noir de Corinne Zarzour est bien réussi et risque de charmer un vaste public, du rock au jazz en passant par la ballade et le blues. Son site en vaut le détour, au www.corinnezarzour.com.

Promenade
Vertige

Voici un autre groupe de musique country originaire de l’Acadie. Vertige est un trio country de la région de Tracadie-Sheila, au Nouveau-Brunswick. Il nous propose leur premier album, qui a pour titre Promenade.

Dès les premières notes de Toi et le petit, on a une bonne idée du son de l’album, du country accrocheur avec tes textes qui nous parlent du quotidien. Pour ceux qui aiment les belles ballades, il y a Sans toi maman, une belle valse country avec une belle trame de violon. Il y a aussi Fille d’une nuit, ballade un peu plus rock avec piano et violon.

Mes pièces favorites sont, Elle dort, une ballade country folk avec de belles trames de violons, il y a aussi Papa mamman, une ballade piano sur l’amour pour nos parents, et la pièce titre Promenade, qui est un p’tit country accrocheur. Pour ce qui est de Premier baiser, c’est un country plus rapide qui nous invite à danser. Je tiens à mentionner le dernier extrait, Un ami suicidaire. Une autre perspective intéressante d’un des tabous les plus déchirants de la vie, le suicide. C’est le plus beau texte de l’album.

Promenade du groupe Vertige de l’Acadie, est un disque auto produit qui saura plaire aux gens qui aiment le bon country francophone. Avec de belles mélodies attachantes, c’est un disque qui s’écoute bien sur la route ou dans le confort de votre demeure. Ça vous en dit, alors voici une adresse à retenir, pour vous procurer ce produit, le www.plages.net.

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Mars 2003

…Que la fête débute
Antoine Tremblay-Beaulieu

Gagnant du concours Ontario Pop 2000, Antoine Tremblay-Beaulieu nous propose un premier disque de huit chansons du titre… Que la fête débute.

Dès les premières notes de la pièce titre, on a l’impression d’un album rock aux couleurs un peu alternatives. Eh bien, ce disque est pour ceux qui recherchent quelque chose de différent. S’il y a un style à coller à Antoine Tremblay-Beaulieu, c’est celui d’audacieux. Lorsque l’on a l’impression de reconnaître un style, il nous amène dans un autre univers sonore.

Avec une poésie qui lui est propre, il nous livre ses réalités de sa jeune vie d’adulte, souvent avec des mélodies surprenantes pour un premier disque. Il y a quelques pièces à remarquer sur ce disque, comme D’un bocal à l’autre petit rock jazzy avec une belle trame de piano électrique de Bobby Fraser. De plus, le jeu des deux voix est très intéressant. Il y a une petite chanson qui nous accroche à coup sûr, Oiseaux mouche est sûrement un des succès du disque. Un autre succès est Partir à pied avec ces loops ingénieux et une musique qui nous accroche. Ma pièce favorite, la plus longue, est À la découverte…, un essais poétique, sur une musique planante et très mélodique.

Voici le produit d’un auteur-compositeur issu de la nouvelle génération, qui repousse les limites de la musique franco-ontarienne. Se laissant aller dans ses plus profondes émotions, Antoine Tremblay-Beaulieu exploite à la limite son besoin de création sans nécessairement avoir le besoin d’un succès commercial. … Que la fête débute est le fruit d’un auteur-compositeur de l’Ontario français qui est promu à un avenir intéressant. Un nom à retenir, Antoine Tremblay-Beaulieu, que vous pouvez retrouver au www.apcm.ca.

Toute mon éternité
Sébastien Cyr Myriade

Voici un album de musique rock avec une recette simple, mais efficace. De belles mélodies servies par de belles trames de guitares, de sax et de piano. Sébastien Cyr et Myriade nous propose ici un album rock sans aucune prétention, si ce n’est que de vous divertir avec Toute mon éternité, un disque de 9 chansons très bien rendus.

Des cinq musiciens, qui composent Myriade, il y a trois auteurs-compositeurs. Donc, j’aimerais diviser mon commentaire en trois sections. Premièrement, Richard Lafrance a composé cinq des neuf titres, que l’on retrouve sur ce disque. La première plage en est une de sa plume. Sortie de secours donne le son de l’album, un bon rock avec guitares et sax. Une autre bonne composition de Richard en est La magicienne, un pop rock accrocheur. Je termine mon premier bloc, avec La marche des opprimés, une belle instrumentale que Richard Lafrance a composé, où l’on peut entendre le talent musical de cinq musiciens de cette formation outaouaise.

Roch Beaudoin est le deuxième auteur-compositeur, qui lui nous offre un rock à la Jethro Tull avec guitare et flûte, Contre une armée est bien réussie. Sa meilleure pièce est cependant la huitième de l’album, Les yeux fermés, un bon rock guitare très accrocheur.

Le leader de la formation, Sébastien Cyr quant à lui, a écrit une petite chanson humoristique, Ma bedaine, eh oui il nous parle de son surplus de poids. Par contre, il est l’auteur de la pièce de l’album, la pièce titre Toute mon éternité. Un blues rock anti-radio, de par sa longueur, 7 minutes 20 secondes de guitares piano et sax. C’est le succès du disque selon moi.

Enfin, voici un album sans aucune prétention, juste un bon disque de musique rock-blues fait par des musiciens, qui se sont fait plaisir avant tout. Toute mon éternité de Sébastien Cyr Myriade est un album pour les amateurs de bonne guitare et de sax. Votre curiosité vous pique? Voici leur adresse internet http://www.richardlafrance.ca.

18 roues
Serge Monette

Je me répète peut-être encore une fois, mais voici mon meilleur disque reçu en 2003 et on est qu’en début d’année. Serge Monette nous propose 18 roues, après une longue attente qui porte fruit. Je termine mon introduction en vous disant, que c’est sûrement le meilleur album franco-ontarien depuis longtemps, qui prend place au côté des premiers albums de Robert Paquette.

La comparaison est bien involontaire de la part de Serge Monette, mais l’ intensité et la profondeur des émotions véhiculées dans cet album, en fait de celui-ci un produit exceptionelle. Que l’on pense à 2 minutes, Debout à la barre ou bien Millionaire, outre l’accent de Serge, on pourrait penser que c’est du Paquette, tellement l’émotion et la musicalité est identique.

Je pourrais vous décrire les 11 petits bijoux qui composent cet album, mais je vais me concentrer sur quelques perles qui se distinquent. Dès les premières notes de Danse d’enfer, un lourdeur émotionnelle nous captive et les images défilent dans notre imagination comme un mauvais rêve. Debout à la barre est un bouquet de nostalgie et d’abandon sur lequel repose un des plus beaux textes de l’album signé Serge Monette / Patrice Desbiens. Parlant de nostalgie, un autre des plus beaux textes est Vieux rocher, merveilleusement déposé sur une belle trame de piano jouer par un maitre en la matière, Marc Beaulieu

Deux derniers extraits qui mérite toute notre attention, Millionnaire, un p’tit folk avec un peu de banjo, joué avec brio par Kenneth Saulnier. Enfin Minuit moins quart, une “ road song “ que l’on écoute en mode répétition, sur la route entre un point A et un point B.

Serge Monette a su prendre le temps de nous écrire un album folk hors du commun. La qualité des musiques et des textes en fait un disque du calibre des premiers Robert Paquette, album si puissant que le temps s’arrête et la sensibilité de notre ouïe et de nos émotions est charmé par la force créatrice de ce chanteur franco-ontarien. Ce nouveau chef-d’oeuvre est bien sûr disponible au www.apcm.ca ou le www.sergemonette.com.

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Février 2003

Ça fait si longtemps
33 Barrette

Prendre place dans une machine à voyager dans le temps, ou même une machine à arrêter le temps, ça vous en dit? Eh bien le tout premier disque, d’un des groupes les plus populaires des années 70, en occurrence 33 Barrette, en est la chose. Après un spectacle pour le vingtième anniversaire du bistro 4 jeudis en Outaouais, Les membres de 33 Barrette ont réalisé le bien fait de leurs musiques et nous offre aujourd’hui, un legs du passé avec ce merveilleux disque Ça fait si longtemps.

Dès les premières notes de Chu content , on ressent une certaine nostalgie qui fait autant de bien au coeur qu’à l’ouïe. On se souvient, pour les plus âgés d’entre-nous, tout les sentiments qu’offrait la musique folk-rock-progressive des années 70. Pour les plus jeunes, c’est la découverte d’une musique remplie de mélodies, d’harmonies et d’instruments plus organiques et vrais que les boom box synthétiques d’aujourd’hui.

Laissez-moi vous donner quelques exemples. Chez Henri est une belle ballade jazzy avec une trame de piano qui nous captive et un changement de tempo dans le solo d’harmonica, qui est très intéressant. Il y a deux adaptations de musiques traditionnelles sur ce disque, Morrison Jig avec un riff reggae charmant et Colchiques, qui est une des pièces les plus puissantes de l’album. Cette dernière commence avec une flûte et un univers sonore, qui avec la section accapella du trio fondateur, nous progètent l’image d’une chanson de l’époque de la colonie. Elle termine encore par la flûte qui s’enchaîne bien avec le piano de ma pièce favorite de l’album. La neige, quelle belle nostalgie, mais aussi une belle mélancolie, qui nous est offert. En me fermant les yeux, je me retrouve, respirant la pureté d’une soirée enneigée de 1977. Oui, ça fait si longtemps et encore, cette pièce n’a rien perdu de sa puissance.

On poursuit par un changement de chaleur, Guru est vraiment une pièce estivale que l’on écoute sur l’autoroute et il y a Samedi qui nous offre encore un peu de mélancolie avec un autre bon changement de tempo, qui nous fait du bien. J’aimerais mentionner trois textes, qui sont plus puissants que la majorité. Premièrement, Rivière-la-paix et la splendeur de la nature, qui est très bien peinte sur une belle trame de piano. Deuxièmement, Voyageur texte existentiel, qui est très bien supporté par une belle mélodie et des choeurs qui viennent nous bercer. Enfin, il y a Deux solitudes, qui est un texte plus politique, mais avec une belle guitare folk rock.

Bref, voici une legs, qui nous rappel que la musique est une grand roue qui tourne et nous revenons à une musique plus organique avec de vrais instruments de vrais sentiments. 33 Barrette offre ce legs à ses fans de l’époque et promet peut-être d’autres belles musiques pour de nouveaux admirateurs, à la recherche d’une musique plus près du coeur et des émotions. Comme la dernière pièce et le titre de l’album le dit, Ça fait si longtemps, mais ça fait du bien à l’ouïe. Ce petit bijou est disponible au www.33b.ca et le www.apcm.ca.

Le vent bohème
Lennie Gallant

Enfin, voici le tout premier disque francophone, d’un des acadiens les plus populaires. Le vent bohème de Lennie Gallant était attendu depuis longtemps et je pense que les gens ne seront pas déçus.

Il commence son disque avec la pièce titre, Le vent bohème, qui nous donne une bonne idée du son de celui-ci. Je ne changerai rien, nous peint davantage l’univers folk rock de cet excellent album. Lennie vient chercher les derniers septiques avec une belle ballade bluesy et un très beau texte, qui a pour titre Champ de mines et qui est une de mes favorites de l’album.

Sur ce disque il y a un trio de chansons intéressantes, que Lennie Gallant a coécrit avec son Jumeau musical, Ronald Bourgeois. Les deux auteurs-compositeurs, ont plus qu’une voix identique, il partage une plume des plus intéressantes aussi. Que se soit Briser les murs, un folk d’espoir intéressant, Ce matin un folk au loop planants, ou bien Laisse aller un p’tit two-step entraînant, notre ouïe ne peut qu’être charmé.

Les trois dernières chansons de l’album, ne donnent point leurs places. Premièrement, il y a Quelqu’un doit pleurer, une belle ballade country avec un autre beau texte et la magnifique voix de Michelle Campagne aux choeurs. Y’a que l’amour est un beau p’tit folk très acoustique avec comme instruments, une belle guitare et un quatuor à cordes. On s’y laisse charmer. Finalement, un country pour nous bercer avec Personne à blâmer, un autre superbe texte et une musique accrocheuse, bref mon autre favorites de l’album.

Après une carrière bien établie dans la langue de Shakespeare, Lennie Gallant revient aux sources avec un disque solide et fidèle à lui-même. Sûrement un des meilleurs disques acadiens de 2002 que vous trouverez dans les bons magasins et bien attendu au www.lenniegallant.com.

Déshabiller le vacarme
Richard Small

Voici le premier disque sous la maison de production de Bruno Pelletier, Les Productions De Champlain. Il s’agit du premier disque d’un auteur-compositeur de la région de Québec, Richard Small et son album Déshabiller le vacarme.

Dès les premières notes de Iceberg, on nous met en situation en nous offrant des guitares plus british et très planantes. La deuxième pièce, Balle perdue est un autre bon exemple, avec une touche à la Bélanger, eh oui ce cher Daniel qui a innové avec une nouvelle couleur sur la palette musicale québécoise. Dans le même ordre d’idées, on retrouve Dans le ciel, Affleurer, La gravité et L’escalier du couvent.

D’autres bonnes pièces, ont pour titres, Normal qui me fait penser à du Bruno Pelletier, Sans coeur petit air jazzy avec une belle batterie brossée, qui nous peint l’image classique d’un vieux café sale et boucanier. Cette dernière chanson est aussi un des meilleurs textes de l’album. Les sycomores, est peut-être la plus pop brithish de l’album, sûrement un hit. Graffiti de son côté, en est un funk rock accrocheur.

J’aimerais parler de trois ballades intéressantes, que l’on retrouve sur ce disque. Premièrement, Affiler son coeur est une belle ballade très langoureuse avec encore une fois une batterie brossée et une belle guitare acoustique. Il y a aussi Les chambres du bordel, autre belle ballade planante, à la U2 cette fois-ci et finalement Paresseux, une petite ballade avec un bel arrangement de violoncelle, qui fini bien album.

Si je vous ai finalement mentionné la totalité des pièces, c’est peut-être que c’est réussi comme album. Richard Small nous propose ici son premier disque, Déshabiller le vacarme, qui peut-être à cause qu’il vient de la banlieue de la plus européenne des villes de l’Amérique, son premier disque a une couleur plus british. Il a écrit les 13 textes et musiques de cet excellent disque, que vous trouverez sûrement dans tous les bons magasins, sinon au www.richardsmall.com.

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Janvier 2003

Les cent pas
Polly-Esther

Janvier 2003 déjà et voici mon spécial ouest-canadien qui commence avec un excellent disque, sorti en octobre 2002. Les cent pas, du duo fransaskois Polly-Esther. Troisième album pour Anique et Rachel, qui démontre bien une belle évolution au niveau des musiques. Est-ce le monde urbain de la métropole? Peut-importe, c’est les fans du groupe qui y gagne.

Parlons premièrement des musiques. Une recherche, une évolution est nettement remarquable. Anique et Rachel ont su se laisser guider vers d’autres univers qui enrichissent leurs guitares et violons. Du folk de l’album éponyme, on y est rendu à un rock inspiré, rempli de multiple nuance qui fait que l’on s’ennuie pas en écoutant les 13 pièces de ce disque. Pour la plume d’Anique, eh bien encore là, elle est personnelle, mais très sonore.

Vous voulez des titres, en voici quelques un. L’album commence avec J’ose croire qui dresse dès le départ, le nouveau paysage musical qui s’en vient. On n’oublie rien, en est un rock à la Bélanger, planant et accrocheur. La pièce Roger va dans le même sens, toute abstinence de danser est inutile, le groove de cette mélodie est trop puissant. Une des pièces les plus puissantes de l’album est L’Amer. Un rock au changement de tempo intéressant avec un beau texte qui nous parle de suicide, mais avec une belle plume très imagée. Deux autres bonnes pièces de ce disque, ont pour titres, Au son de la clochette très accrocheur et La distance avec une belle trame de programmation et un texte extrêmement puissant. Cette dernière pièce en est une des deux meilleurs du disque, car pour moi la chanson du disque a pour titre Un tiroir. Un bon petit folk avec un très beau texte et une belle musique signée Anique Granger.

Bref, voici un troisième effort très intéressant de ce duo fransaskois Polly-Esther. Les cent pas amène Anique et Rachel, à se surpasser avec leurs instruments respectifs. Au niveau des textes, on a droit à une plume très sonore, ce en quoi Anique Granger nous a habituée dans le passé. Pour persister dans le monde musical, il faut évoluer, il faut progresser. Pour Polly-Esther, je pense qu’elles sont sur la bonne voie. Ça vous en dit? Découvrez-les au www.c-show.ca.

Plus de frontières, no borders
Crystal Plamondon

Enfin, voici le troisième disque de la Cajun Queen Crystal Plamondon de l’Alberta, qui a pour titre Plus de frontières, no borders.

Si vous connaissez Crystal de par Carpe Diem ou Rousse Farouche, eh bien ne serez point déçu. Pour ceux qui entendent ce nom pour la première fois, attendez-vous à un joli festin de musique country cajun intéressant.

La pièce titre, Plus de frontières, nous donne un avant goût du contenu de l’album. Ça va brasser, la deuxième pièce de ce disque est vraiment une chanson typique de Crystal, du bon zydeco. Une des pièces les plus fortes au niveau francophone, est Mon p’tit coeur cassé. Un country intéressant avec une belle trame de B3. Une autre pièce intéressante est la ballade J’ai passé une nuit blanche. Une belle déclaration d’amour, qui charme notre ouïe, surtout grâce au violon.

Il y a quelques chansons anglophones sur ce disque, que je dois mentionner. C’est le cas de How the years fly by qui débute par une voix d’enfant qui chante une chansonnette. La chanson comme telle en est un bon country avec un piano magnifiquement joué par Keith Floen, le texte tant qu’à lui, nous déclare l’amour de Crystal pour son enfant. Crystal poursuit dans la langue de Shakespeer avec Bull riding boy, country melodique à la 70’s et Keep on keepin’ on, va dans le même sens, mais avec une belle trame de banjo de Graig Korth.

L’album se termine avec deux bons classiques. Dans la langue de Molière, on retrouve une version sobre, mais intéressante de La vie en rose. Du côté de la langue de Shakespeer, un classique de Roy Orbison, Blue bayou qui nous captive royalement.

Bref, je ne suis vraiment pas déçu du troisième disque de cette chanteuse country cajun de l’Alberta du nom de Crystral Plamondon. Elle a produit elle-même ce disque, qui lui ressemble et sans aucun doute lui plait. Tantôt elle nous fait swingner, tantôt nous berce dans le creux de ses bras. Laissez vous bercer en visistant son site et vous procurant son dernier disque, Plus de frontières no borders au www.crystal-plamondon.com.

Poésie pour le poivre
Ronald Tremblay

Si je peux écouter un disque pendant des heures sans arrêt, c’est peut-être signe d’un grand succès de l’année. Poésie pour le poivre de Ronald Tremblay d’Edmonton, sera sûrement un des meilleurs produits, si ce n’est pas mon meilleur produit de 2003. Oui, je sais je ne suis qu’en début 2003, mais c’est tellement bon.

Parlons-en! Poésie pour le poivre de Ronald Tremblay, producteur radio et de concours de chansons dans l’ouest-canadien, est un album d’interprétations, mais surtout un petit bijou, comme un bonbon que l’on savoure pendant des heures. Il commence avec une bombe, ou encore un direct au coeur. Traduction d’un succès de Leonard Cohen, Danse-moi vers la fin de l’amour nous captive royalement. Ronald poursuit avec Le grand soir, un p’tit country que je ne connais pas, mais qui m’accroche beaucoup. Il y a Suzanne de Pierre Sabourin, encore là avec des arrangements géniaux.

Bref, me voici parti pour vous parler de toutes les chansons de ce disque. Je veux quand même vous parler du trio 70. Trois chansons écrites au milieu des années 70, qui ont autant d’impact, qu’à leurs origines. Le petit Pierrot de Calixte Duguay, ne vieillit pas,grâce à cette belle interprétation magistrale. C’est suivit d’une originale de Ronald, Rock ‘n Relaxe me fait penser à du bon vieux Capitaine Nô. Finalement, il y a Pour rêver de Suzanne Jacob et Christian Gauthier, qui me semble drôlement familier et il en découle une belle nostalgie de cette dernière pièce.

Il y a une pièce anglophone sur cet album, qui a pour titre Maids in the city. Un bon p’tit air “Irish” qui nous porte à boire et à fêter. Il faut que je mentionne aussi une autre belle traduction, un succès de Gordon Lightfoot cette fois-ci, Fantôme d’automne ( If you could read my mind ). Dès les premiers accords de cette dernière, on reconnaît un air familier qui nous charme à coup sûr. Finalement une autre belle originale, Christmas Tennessee, un p’tit country qui date tout de même de 1991.

Tout ça, pour vous dire que Poésie pour le poivre a tout ce qu’il faut pour être un album à succès . Sauf que malheureusement Ronald Tremblay vient de l’ouest-canadien et que les radios commerciales francophones vont sûrement passer à côté de cet excellent produit francophone. Une autre preuve, qu’il se fait de la bonne musique francophone à la grandeur du Canada et ce produit vient d’un gars qui a encouragé les jeunes participants du Gala albertain de la chanson à chanter en français. L’ouïe vous chatouille, vous trouverez ce produit, via Les Éditions du Biskancoin au tre665@telusplanet.net.

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